SOMMAIRE
INTRODUCTION I – QUI
Julie
Olivier
Le voilier : Bajada
II – POURQUOI 7
Origine du projet Construire un témoignage
Une prise de conscience des déséquilibres Nord / Sud
Constat d'un besoin des acteurs du commerce équitable
Qu'est-ce que le commerce équitable ?Définition
Les engagements
Les acteurs
III – LES ENFANTS DU COMMERCE EQUITABLE 11
Notre objectif : faire découvrir le commerce équitable à travers le quotidien des enfants de producteurs
La création d'outils pédagogiques
La mise en place de partenariats entre groupes scolaires français et étrangers
Avant
Le choix des destinations
Nos partenaires
Pendant
Le voyage : itinéraire et durée
Portraits de producteurs
Jeunes et partenaires, ici et là-bas
Finalisation des documentaires vidéo
Expositions et conférences itinérantes
IV - BUDGETS 22
Budget Enfants du Commerce Equitable
Budget du voyage à la voile
________________________________________________________________________
INTRODUCTIONEté 2005. Un voyage en voilier reliant la Bretagne à la Galice révèle un rêve : découvrir l'ailleurs, aller au contact du monde portés par les voiles d'un bateau, moyen de transport par essence harmonieux et respectueux. Harmonieux parce qu'il prolonge les rythmes naturels, temps du jour et de la nuit, et temps du voyage – un voilier avance à l'allure d'un marcheur. Respectueux de l'environnement parce qu'il utilise une énergie propre : le vent.
L'été 2005 est aussi la rencontre de deux passions et de deux savoirs faire : la voile et le commerce équitable. Olivier est tombé dans un voilier quand il était petit, navigue comme on respire et ne connaîtra jamais les joies du mal de mer. Julie, à travers son métier, explore et vulgarise les évolutions d'un commerce qui se veut alternatif et juste, le commerce équitable.
Olivier souhaite faire de ce périple un vecteur de rencontre et de partage. Julie désire mettre des images sur ce commerce équitable qu'elle raconte aux enfants du Nord. Et puis il y a cette curiosité partagée vis-à-vis des réalisations concrètes du commerce équitable : explorer les cheminements menant à l'autonomie de l'être humain – autonomie alimentaire, financière, sociale et morale.
Un projet de voyage naît, autour d'une idée forte : toucher la réalité de pays du Sud à travers l'expérience d'organisations du commerce équitable.
Pour concrétiser ce désir, deux axes de travail sont établis :
Témoigner de la réalité des initiatives du commerce équitable en réalisant des portraits de groupements de producteurs à travers le regard de leurs enfants.
Mettre en place une dynamique d'échange entre le Nord et le Sud. Echange de récits, d'images, de réflexions entre les deux acteurs primordiaux du commerce équitable : le producteur et l'acheteur. Ici l'objectif est de créer des ponts entre le producteur du Sud et le « consomm'acteur » du Nord afin de favoriser une meilleure connaissance de l'autre.
Pour ce faire, des partenariats entre établissements scolaires du Sud et du Nord seront proposés. L'émergence de la solidarité entre les peuples est étroitement liée aux possibilités de découverte et de partage avec l'autre, et la mise en relation d'enfants par delà les océans constitue une base pédagogique et relationnelle forte, porteuse d'un avenir d'échanges.
Parce que ce voyage de vingt-quatre mois à la voile est conçu comme un large témoignage des expériences de commerce équitable en Amérique latine et centrale, il servira de base à la création de documents pédagogiques destinés à l'ensemble des acteurs du commerce équitable.
I - QUI ? Julie CLERC, 28 ans
Formatrice au Commerce Equitable
1065 Chemin de Ventabren
30 000 NIMES
Tel : 06 62 81 71 50
-->Titulaire du DESS Développement, Coopération International et Action Humanitaire obtenu à la Sorbonne en 2002, Julie découvre la dynamique des mouvements de Solidarité internationale en participant à l'organisation du Rassemblement du Larzac en août 2003.
-->Formatrice au commerce équitable au sein du réseau Artisans du Monde, elle est consciente des enjeux du contenu des outils pédagogiques sensibilisant à la solidarité internationale.
Décidée à découvrir la réalité des producteurs pour approfondir ses connaissances professionnelles, elle se rend en Argentine en 2004 où elle rencontre, aux pieds des Andes, une organisation d'artisans désireux de s'insérer dans la filière équitable.
Ce périple « équitable » né de la rencontre avec Olivier, passionné de voile, est pour elle un outil de témoignage, et un moyen concret de participer à la dynamique du commerce équitable.
&
Olivier DUCHAUSSOY, 26 ans
Technicien d'agence
Le Nautran
56 870 Baden
Tel : 06 87 82 23 18
-->Titulaire d'un BTS Energie option froid et climatisation, il travaille depuis 1999 au sein de sociétés de réfrigération industrielle.
C'est au cours d'un voyage à la voile d'un an en famille, avec comme point d'orgue la traversée de l'Atlantique Antilles - France, que le rêve de voyage naît. Il grandit au cours de plusieurs traversées du Golfe de Gascogne.
Moniteur de voile de 1996 à 1999, Olivier met en pratique sa passion et acquiert en 2002 un voilier de 9,60 m en polyester. L'achat est suivi d'une période de rénovation et de préparation de 16 mois.
L'idée d'un périple « équitable » prend forme avec la rencontre de Julie au cours d'une traversée vers l'Espagne.
Voile et commerce équitable associent ses passions pour le voyage, les rencontres et son envie d'étayer un regard objectif sur la réalité d'un potentiel économique solidaire.
Langues étrangères et informatique
Bilingue Français - Espagnol, Anglais Anglais, Espagnol
Word, Excel, Internet, Power Point
Centres d'intérêts
Sport : voile, natation, course à pied, vélo Sport : voile, planche à voile, plongée
Danse : bientôt le tango !
Photographie, vidéo
Voyages
Argentine, Mexique, Espagne, Nicaragua, Honduras, voyage à la voile d'un an (Espagne, Portugal, Madère, Canaries, Antilles, Açores), six voyages à la voile en Espagne
Le bateau BAJADA
Bajada est un voilier de 9,60 mètres en polyester conçu par l'architecte Stephen, construit en 1976 par les chantiers Lavigliana, en Italie.
Caractéristiques généralesPropriétaires : Olivier Duchaussoy, Julie Clerc
Type : PANDA 31
Longueur de coque : 9,60 m
Maître bau : 3,20 m
Tirant d'eau : 1,75 m
Poids lège : 4,5 t
Voilure au près : 51 m²
Moteur : 20 CV diesel
Armement : 1ère catégorie
Informatique
Décodeur de cartes météorologiques
Logiciel de lecture de cartes
de navigation
Electronique de bord
Loch, Speedo
Sondeur
GPS
Pilote électrique
Régulateur d'allure (pilote fonctionnant avec le vent)
Electricité
Panneaux solaires : 2 X 50 Watts
Eolienne : 100 Watts (régime moyen)
Alternateur moteur
Moyens de communication
Emetteur - récepteur BLU
VHF
Voyages
-Voyage de deux ans au départ de la Bretagne via l'Irlande, les Shetlands, Espagne, Madère, canaries, Antilles, Venezuela.
-Voyage d'un an au départ de la Bretagne via Espagne, Portugal, Madère, Sénégal, Gambie (remontée du fleuve Gambie sur 350 km), et retour par les Acores.
-Six voyages en Espagne
II - POURQUOI ? Origine du projet Construire un témoignage
Passionnés par le voyage, les rencontres et l'échange, nous organisons un voyage de vingt-quatre mois à la voile dans le but de dresser un panorama des expériences de commerce équitable sur le continent latino-américain.
Il s'agit pour nous d'une question de cohérence. Voile et commerce équitable entrent en écho parce que tous deux sont des reflets forts du réel : la navigation à la voile est une confrontation directe aux éléments naturels ; le commerce équitable parle d'humains en butte à des aléas climatiques, économiques et politiques.
Parce que nous avons à c½ur de toucher le concret, de rencontrer l'humain derrière le produit équitable présent sur un rayonnage, nous donnons à ce voyage le rôle de témoignage.
Une prise de conscience des déséquilibres NORD / SUD
La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948 énonce dans son article 23 : « Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant, ainsi qu'à sa famille, une existence conforme à la dignité humaine. »
Pourtant...
20% de la population mondiale se partagent 80% des richesses du monde, les 20% les plus pauvres se partagent 1,4% de ce même revenu. Deux tiers de l'humanité vivent avec moins de deux dollars par jour.
Le revenu des pays les plus pauvres a baissé depuis les années 1970. Leur part dans le commerce international est passée de 2% à 0,5% sur les quarante dernières années. La faim dans le monde tue une personne toutes les quatre secondes, alors que la Terre produit suffisamment pour nourrir six milliards d'êtres humains : c'est une question de répartition...
Face à cette situation, le commerce équitable tente de rétablir un équilibre, en reconnaissant la valeur du travail et des matières premières, surexploités dans les pays du Sud.
Cette filière commerciale a cinquante ans. Elle a fait la preuve de sa viabilité économique. Convaincus que le commerce équitable peut avoir un effet d'entraînement sur l'ensemble du commerce mondial, et en particulier peser sur les accords commerciaux internationaux dans le sens d'une meilleure répartition des richesses mondiales, nous souhaitons, à notre niveau, nous investir dans cette dynamique.
Constat d'un besoin Promouvoir le commerce équitable signifie mettre en ½uvre deux types d'activités complémentaires : la vente de produits (alimentaires et artisanaux), et la sensibilisation - ou éducation - au commerce équitable.
Concrètement, l'éducation au commerce équitable implique la diffusion d'informations sur le fonctionnement de la filière équitable, du producteur au consommateur.
Son objectif pédagogique est de développer un regard critique sur nos modes de production et de consommation. Elle vise à doter les citoyens de connaissances et d'outils pour mieux analyser la réalité actuelle des échanges économiques mondiaux et ses effets sur le développement durable, au Nord et au Sud.
Formatrice au commerce équitable au sein du réseau Artisans du monde, Julie met en pratique depuis deux ans un panel d'outils pédagogiques propres à la Solidarité internationale : jeux coopératifs, expositions, documentaires vidéo. Elle propose de « consommer responsable » aux enfants (primaires, collège), aux jeunes (lycées, universités), aux adultes.
C'est à travers cette expérience et un dialogue régulier avec les acteurs de la Solidarité internationale (Francas, RITIMO, CCFD, Secours Catholique, etc), en particulier avec le département « Education » de la Fédération Artisans du Monde, qu'une analyse des besoins pédagogiques du mouvement équitable a pu être menée.
Un constat est fait : les témoignages de producteurs, sous forme de reportages vidéo et photo, sont des éléments clef de la sensibilisation au commerce équitable. Ils permettent d'introduire la vie et la réalité d'entreprises humaines lointaines, géographiquement et culturellement.
De tels documents existent aujourd'hui, mais leur nombre est faible au vu de l'ampleur du défi : informer les citoyens du Nord du fonctionnement de 400 groupes de producteurs travaillant dans la filière équitable partout dans le monde.
C'est pourquoi notre travail s'adresse à l'ensemble des acteurs du commerce équitable – centrales d'achats, associations de Solidarité internationale, centres de documentation, boutiques spécialisées – investis dans l'éducation au commerce équitable.
Qu'est-ce que le commerce équitable ?
Définition
Le commerce équitable propose une forme alternative d'échanges commerciaux. Depuis près de cinquante ans, des organisations d'Europe et du Sud développent des circuits de commercialisation de produits issus de groupements de producteurs marginalisés du Sud.
« Le commerce équitable est un partenariat commercial, fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l'objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète. Les organisations de commerce équitable (soutenues par les consommateurs) s'engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l'opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel. »
Le commerce équitable en Europe
400 groupements de producteurs
dans 50 pays du Sud
800 000 familles bénéficiaires
(soit 5 millions de personnes)
3000 magasins dans 13 pays
100 000 militants et salariés
Les engagements
Le commerce équitable met en place un partenariat entre producteur du Sud et acheteur du Nord basé sur une charte solidaire, qui comporte des engagements forts pour chacun d'eux.
Au Sud, les organisations de producteurs s'engagent à :
Associer les producteurs aux prises de décisions
Assurer aux producteurs des rémunérations et des conditions de travail décentes, et un revenu aussi régulier que possible
Respecter et promouvoir leur identité culturelle
Agir pour le développement de la communauté
Rechercher des débouchés sur les marchés locaux afin de ne pas devenir dépendants des marchés extérieurs.
Au Nord, les acteurs de commerce équitable s'engagent à :
Acheter à un prix qui permette une juste rémunération des producteurs. Celle-ci prend en compte leurs besoins et ceux de leur famille, en terme de formation, santé, protection sociale, etc.
Payer comptant et limiter autant que possible les intermédiaires
Etablir une collaboration
Respecter l'identité culturelle des produits en fournissant, quand c'est nécessaire, les indications permettant leur meilleur écoulement sur le marché français (taille, goût, couleur)
Etre transparent
Dénoncer les inégalités du commerce mondial.
Les acteurs
La Plate-forme Française pour le Commerce Equitable : elle est le seul organisme national de représentation des acteurs du commerce équitable. Par leur concertation, ces organisations garantissent aux consommateurs le respect des principes du commerce équitable :
Importateurs : Solidar'Monde, Artisal
Importateurs-détaillants : Andines, Artisanat-SEL, Artisans du Soleil, Azimut
Boutiques spécialisées : Boutic Ethic, Artisans du Monde (150 boutiques)
Associations de promotion : Aspal (Association de solidarité avec les peuples d'Amérique latine), Echoppe (Echanges pour l'organisation et la promotion des petits entrepreneurs)
Association de labellisation : Max Havelaar
Structures de solidarité : Comité Catholique contre la faim et pour le développement, Ingénieurs sans frontières.
Au total, ce sont 27 membres acteurs, 4 membres sympathisants et une vingtaine de structures candidates.
III - LES ENFANTS DU COMMERCE EQUITABLE Notre objectif : faire découvrir le commerce équitable à travers le quotidien des enfants de producteurs
La finalité de ce voyage est double :
La création de documents pédagogiques
Adaptés à la diffusion d'informations sur le commerce équitable auprès d'un public large (jeunes et adultes), ces témoignages devront décrire de façon précise :
le fonctionnement des organisations de producteurs du commerce équitable
le mode de vie des hommes, des femmes et des enfants impliqués
l'impact économique et social du commerce équitable sur la vie locale.
Pour ce faire, nous décidons de rencontrer les enfants de producteurs, pour qu'ils nous guident, à travers la découverte de leur quotidien, au c½ur des organisations.
Ces outils pédagogiques s'adressent aux acteurs du commerce équitable investis dans la sensibilisation à la consommation responsable (associations de solidarité internationale, enseignants, syndicats, comités d'entreprise).
La mise en place des projets pédagogiques entre groupes scolaires français et étrangers
Faire dialoguer jeunes du Sud et jeunes du Nord : pour réduire les distances et rendre compréhensibles les différences, nous proposons à des classes françaises et étrangères d'entrer en contact et de partager la réalité de leur quotidien.
Avant
Le choix des destinations
1. Le choix de l'Amérique centrale et latine comme destination de voyage est lié à deux données complémentaires :
Le continent latino-américain présente un nombre particulièrement important de groupements de producteurs impliqués dans le commerce équitable, spécialisés dans des productions variées (artisanales et alimentaires).
Des voyages antérieurs dans la zone (Mexique, Guatemala, Nicaragua, Argentine) nous permettent de disposer de repères linguistiques, géographiques et culturels propres à faciliter des travaux d'investigation sur le terrain.
2. Le choix des groupements de producteurs est fonction :
du besoin d'information exprimé par nos partenaires français investis dans l'éducation au commerce équitable, en particulier la Fédération Artisans du Monde.
de la faisabilité logistique des reportages (gardiennage du voilier, etc)
Des contacts préalables avec les organisations de producteurs latino-américains seront pris depuis la France, via les informations fournies par les centrales d'achat solidaires.
Ce voyage est un reportage en neuf chapitres, bâti sur la visite de neuf groupements de producteurs.
Nos partenaires
Notre partenaire pédagogique : la Fédération Artisans du Monde
Premier réseau spécialisé de commerce équitable en France (5000 bénévoles, 50 salariés et 150 boutiques), l'association Artisans du Monde promeut le commerce équitable depuis plus de trente ans. Le mouvement développe à ce titre trois activités complémentaires :
• L'éducation au commerce équitable (animations pédagogiques invitant les consommateurs à devenir des citoyens actifs dans leurs choix de consommation).
• La vente et l'information sur les produits.
• Le plaidoyer (interpellation des décideurs et campagnes de sensibilisation destinées à influer sur les règles du commerce international).
Les associations Artisans du Monde sont agréées par le Ministère de l'Education nationale en tant qu'associations éducatives complémentaires de l'enseignement public et par le Ministère de la Jeunesse et des sports en tant qu'association nationale de Jeunesse et d'Education populaire.
Chaque année, le réseau Artisans du Monde réalise plus de 2 000 animations. Elles ont lieu partout en France auprès des jeunes, d'associations de solidarité et de comités d'entreprise. En outre, la Fédération Artisans du monde a obtenu le prix 2004, « Actions de sensibilisation et d'éducation au développement » décerné par le Haut Conseil de la Coopération Internationale (HCCI).
L'expertise d'Artisans du monde, ainsi que les liens de confiance établis par Julie durant deux années d'activité professionnelle au sein du réseau, nous ont amenés à solliciter la Fédération Artisans du Monde pour assurer l'accompagnement pédagogique de notre projet. Déterminer le choix des coopératives de producteurs, établir les contacts préalables, valider la trame pédagogique des reportages et les supports adéquats : de cette réflexion commune nous tirons les bases d'une démarche solide.
Les médias (magazines, journaux, sites Internet de contenu, radios)
Les partenaires en quête de rédactionnel trouveront dans les témoignages des artisans et dans l'aventure du projet Enfants du Commerce Equitable un sujet original et de qualité mis à jour régulièrement par l'envoi d'une news letter.
Ainsi, nous allons contacter :
- la presse spécialisée : National Geographic, Géo, Loisirs Nautiques, Voiles et Voiliers
- la presse nationale : Alter Mondes, Politis, Marianne
- la presse régionale : Midi Libre, Ouest France, Le Télégramme, La Semaine de Nîmes
- une radio : Radio France
- une chaîne de télévision : Télé Miroir
Un logo
Pour assurer la lisibilité de ce voyage équitable - tant vis-à-vis de nos partenaires que des pays d'accueil - nous prévoyons de hisser sur Bajada un pavillon « Fair Trade, Comercio Justo ».
Les partenaires financiers potentiels (bourses, sponsors)
Nous projetons de faire appel à l'aide financière de plusieurs bourses que notre projet sera susceptible d'intéresser :
• Bourse Défis Jeunes
• Bourse Dynamik - Pays de Vannes
• Subventions de collectivités territoriales (mairies, conseils généraux et régionaux).
De même, des entreprises du secteur privé pourront être intéressées par un soutien de notre projet en nature ou en numéraire en échange d'un partenariat « main dans la main » que nous étudierons ensemble. Nous avons contacté entre autres les entreprises suivantes, mais bien d'autres encore seront sollicitées :
• Lonely Planet
• Crédit Coopératif
• Crédit Maritime
• CMCAS
• Télé Miroir
• Secours Catholique
• Solidar'Monde
• Editions Transboréal
• La Fnac
• Sony
• JVC
• Banque Populaire
• CCFD
Pendant Le voyage : itinéraire et durée
Notre itinéraire voilier est établi en fonction des contraintes de navigation, à savoir les saisons, les vents et les courants. Traversée Bretagne – Madère : juin 2006
Escales intermédiaires : Archipel des Açores ou Espagne
Temps total de navigation : 15 jours
Meilleures périodes : mai à mi-août
Pendant l'été, les vents sur cette route sont globalement favorables, avec les vents alizés portugais qui soufflent au large, de la péninsule ibérique à la côte africaine. Le courant du Portugal portant vers le Sud est également favorable.
Madère – Sénégal : octobre 2006
Escale intermédiaire : Archipel des Canaries
Temps de navigation : 10 jours
Meilleure période : octobre à mai
Nous descendrons vers le Sud portés par des vents favorables le long des côtes mauritanienne et sénégalaise. Les alizés de NE sont bien établis jusqu'à la latitude de Dakar. Néanmoins, ils deviennent de plus en plus légers au Sud du 13°N et peuvent devenir variables en dessous du 10°N (zone de calmes équatoriaux appelée « pot au noir »).
Le courant le long de la côte jusqu'à Dakar porte toujours vers le Sud : il est, lui aussi, favorable.
Sénégal - Cap Vert : novembre 2006
Temps total de navigation : 4 jours
Meilleure période : octobre à mai
La meilleure période est bien sûr le moment où les alizés sont établis.
Traversée de l'Atlantique : des îles du Cap Vert à l'Argentine
décembre 2006 – janvier 2007
Escale intermédiaire : Salvador de Bahia (Brésil)
Temps de navigation : 40 jours
Meilleure période : octobre à février
Les alizés de NE seront perdus quelque part au niveau de la latitude 4°N. Sachant que la zone de calmes équatoriaux (pot au noir) se rétrécit en direction de l'Ouest, nous choisirons de traverser l'équateur près de la côte brésilienne.
A cette période, nous retrouverons les alizés de NE vers la latitude 3°S : pendant la bonne saison, les vents, le long de la côte du Brésil, sont au NE. Le courant porte au Sud, permettant de rejoindre facilement l'Argentine.
Remontée vers le Nord depuis l'Argentine : mai 2007
Escales intermédiaire : saut de puces jusqu'à Recife
Temps de navigation : 30 jours
La remontée de Buenos Aires à Recife rencontre deux zones différentes :
1. La côte Sud du Brésil, de Rio de Janeiro au Rio de la Plata, est caractérisée par des vents très changeants, soumis à des variations saisonnières.
D'octobre à avril, les vents de secteur NE restent dominants. En mai, les alizés de NE laissent place aux vents de SW, et ce jusqu'en octobre.
2. Au dessus de Rio de Janeiro, le long de la côte, les alizés de SE sont établis de mars à août.
Ainsi, avec un contre courant portant au Nord le long de la côte d'Amérique du Sud, la période allant de mai à juillet est la meilleure pour naviguer vers le Nord. Au-delà de cette période, les vents de NE rendent ce passage difficile.
Brésil (Recife) - Petites Antilles : septembre 2007
Escale intermédiaire : Guyane française
Temps de navigation : 20 jours
Meilleure période : aucune
La traversée vers les Antilles via la Guyane peut être faite à n'importe quelle époque de l'année, quoique l'on doive éviter d'y arriver pendant la saison des cyclones.
Les vents le long de la côte Nord du Brésil sont toujours favorables et le courant porte fortement au NE.
Navigation dans les Antilles : décembre 2007 – avril 2008
De mi-décembre jusqu'à la fin du mois d'avril, les alizés soufflent de secteur NE de façon régulière : c'est la saison sèche.
Pendant les mois d'été (juin à novembre), les vents sont plus faibles : c'est la saison des pluies, particulièrement forte d'août à novembre.
Durant cette période, le temps peut être perturbé par une onde tropicale d'Est, front dépressionnaire qui se déplace d'Est en Ouest pouvant se transformer en cyclone.
Traversée de l'Atlantique : des petites Antilles à la France - mai 2008
Escale intermédiaire : Archipel des Açores
Temps de navigation : 35 jours
Meilleure période : de mai à juillet
La période optimale pour effectuer cette traversée se situe entre mai et juillet. Avant mai, la fréquence des coups de vent en Atlantique est importante. Des cyclones apparaissent dès août, et traverser l'océan depuis les Antilles au-delà de cette date devient dangereux.
Destination Date Départ Vannes (Bretagne) Juin 2006
Madère / Canaries Juillet - septembre
Sénégal Octobre
Cap Vert Novembre
Traversée de l'Atlantique Décembre 2006 – janvier 2007
Argentine Février – mars 2007
Producteurs
Communauté Wichi
Bolivie Avril – mai ANAPQUI
Khochalita
Kory Ampara
Brésil Juin – août Art Gravata
COASA
Guyane Septembre – octobre
Petites Antilles Novembre
Cuba Décembre 2007 – février 2008 CPA Jose Marti
Mexique Mars – avril 2008 Union Majomut
Xochiquetzal
Açores Mai – juin
Vannes (Bretagne) Juillet 2008
Portraits de producteurs
1. Chaque rencontre avec les producteurs fera l'objet d'un reportage vidéo présentant le quotidien des enfants de producteurs et les activités de leurs parents.
Nous voulons raconter le commerce équitable aux jeunes du Nord à travers l'histoire de leurs semblables au Sud. Il s'agit pour nous de relater d'une part le concret de la vie locale, d'autre part l'impact du commerce équitable sur l'organisation de la vie économique et sociale.
Un personnage principal : un enfant de producteur (enfant ou adolescent).
Le synopsis du reportage : le commerce équitable se comprend à travers le quotidien des enfants de producteurs.
1. Une description générale du pays : histoire récente, situation politique et économique, culture locale, environnement.
2. Le quotidien dans un pays du Sud : un enfant nous prend par la main pour nous montrer sa vie : habitation, jeux, école, repas, travail de ses parents.
3. L'impact du commerce équitable sur la communauté (les producteurs et leur famille) : alors qu'il nous présente ses parents producteurs, l'enfant leur passe le relais narratif. Les adultes prennent la parole pour aborder :
l'historique du groupement de producteurs, leur activité, les produits et les lieux de production, le réseau de distribution,
les projets d'avenir de la coopérative, les difficultés rencontrées,
l'impact du commerce équitable sur le tissu économique local et sur l'organisation de la vie sociale (variations du niveau de vie, répercussion du projet de développement de la coopérative sur le quotidien des familles, (re)distribution des tâches hommes - femmes, évolution du rôle social de la femme, etc).
2. Un reportage photo sera réalisé en parallèle, axé sur l'individu : portraits de producteurs et d'enfants de producteurs, images accompagnées de textes relatifs à l'histoire de chacun.
Argentine
Communauté Wichi
Dans le nord de l'Argentine, les communautés aborigènes Wichi produisent un artisanat authentique. Fortement fragilisées par la crise nationale, elles présentent tous les critères intéressant le commerce équitable. L'association argentine Promoción Indígena et sa boutique de commercialisation Arte y Esperanza, le projet d'aide à la production, à la distribution et à l'exportation de leurs produits. Les bénéfices des ventes permettent de financer des formations dispensées aux producteurs dans un double objectif : adapter le produit final aux exigences du marché européen et associer la préservation des techniques traditionnelles aux avancées des nouvelles technologies.
Bolivie
ANAPQUI
L'Association Nationale des Producteurs de Quinoa, Anapqui, est une authentique organisation paysanne de l'Altiplano bolivien, dont les quelques 900 membres actifs produisent du quinoa biologique, dans une optique de défense des droits indigènes et paysans dans le pays le plus pauvre d'Amérique du Sud.
La Khochalita
Le centre de Service Artisanal La Khochalita offre des services de conseils, de vente ainsi qu'une aide sociale à des groupes artisans et paysans travaillant sur une base coopérative, ou à des petites entreprises de transformation comme crisil, qui fabrique des objets en verre recyclé, ou encore à un atelier qui fabrique des jeans.
Kory Ampara
Ce groupe autogéré de femmes de la Paz a commencé à réaliser des articles en tricot grâce au soutien d'un centre éducatif. La commercialisation des articles confectionnés est une source de revenus qui peut compléter le salaire du mari et parfois constituer l'unique revenu. Les lainages en alpaga sont tricotés à la main.
Brésil
Art Gravata
La coopérative du Cercle des Travailleurs Chrétiens de Gravata a été créée en 1969, et compte aujourd'hui une trentaine de salariés. Elles produit des jeux pédagogiques (alphabétisation, mathématiques, sciences) et ludiques, principalement en bois, depuis 1981.
La moitié de la production est vendue aux écoles sur le marché national. Le reste est vendu à l'exportation, aux Pays-Bas pour le moment.
COASA – Coopérativa Agroindustrial para Exportaçao
Les racines sociales et culturelles de COASA, coopérative du nord-est du Brésil, proviennent de nombreuses années de militantisme au sein de CPT (Commission Pastorale de la Terre) et du Mouvement des Sans Terre. Les deux cents membres récoltent des noix de cajou, une des rares productions de cette région d'extrême sécheresse.
Cuba
CPA José Marti
Les membres de la Coopérative de Production Agricole José Marti (environ 80 sur 500 ha) sont des agriculteurs indépendants qui gèrent une terre collective, cultivant principalement des agrumes. Compte tenu des spécificités du système cubain, le surplus du commerce équitable transite par les organisations d'Etat, mais celui-ci a permis d'investir dans l'achat de bétail et de faire des économies de transport.
Mexique
Xochiquetzal
Xochiquetzal, dieu de l'artisanat, des fleurs et des danses, est le nom qui a été donné à cette organisation de commercialisation de produits artisanaux. Elle essaie d'améliorer le niveau de vie des artisans et de conserver les traditions et techniques artisanales (poterie, céramique...). Elle travaille avec une trentaine de groupes de producteurs.
Union Majomut
Les 1500 producteurs indigènes Tzetal et Tzotzil de Union Majomut vivent autour du village de Pohlo, sur les terres volcaniques des Hauts Plateaux du Chiapas (los Altos), entre 1000 et 1700 mètres d'altitude. On compte environ 1 technicien pour 25 membres. Ils apportent des conseils aux paysans sur la fertilisation, la conservation des sols et la récolte, à travers des ateliers et des applications de terrain.
Jeunes et partenaires, ici et là-bas : mise en place de jumelages entre établissements scolaires français et étrangers
L'adolescence est un moment clef dans la construction de soi, dans la perception de son rôle, de ses droits et de ses devoirs au sein de la société, et de sa place dans le monde. A cet âge susceptible de voir s'ancrer l'apprentissage de la citoyenneté, la dimension éducative du commerce équitable peut jouer à plein, à travers la découverte de l'autre et de l'ailleurs qu'elle induit.
Nous désirons à travers ce voyage amener jeunes français et enfants de producteurs à devenir partenaires dans une dynamique de connaissance de l'autre :
- Connaître la diversité du monde. Comprendre les causes de nos différences.
- Prendre conscience de son impact sur l'autre et sur l'environnement, que l'on soit du Nord ou du Sud. Comprendre sa place, son rôle et ses responsabilités : devenir citoyen du monde.
- Créer des projets en commun pour dépasser ces différences.
Nous proposerons aux enseignants français et étrangers la trame pédagogique suivante :
1/ DécouvrirLes jeunes adolescents se rencontrent à travers images, textes, sons : ressemblances et différences des lieux de vie, centres d'intérêts, ressources économiques, environnements naturels, culturels, activités des adultes...
2/ RéfléchirComprendre les causes des différences.
3/ AgirCréer des projets communs Nord - Sud (expositions, jeux, voyages, correspondances : écrits et images).
Ces partenariats scolaires seront fondés sur des échanges de textes et de photos numériques, via Internet et courrier postal. Nous comptons sur le soutien d'un partenaire professionnel de la photographie afin de fournir un appareil photo numérique aux groupes scolaires étrangers qui en sont dépourvus.
Après Finalisation des documentaires vidéo
Le montage et la production des images tournées au cours du voyage se feront au retour, avec le soutien de professionnels de l'audiovisuel.
Un public jeune et adulte sera ciblé. Différents formats seront envisagés en fonction des demandes : « flashs » de 3 minutes, documentaires d'une demi-heure, etc.
Enfin, des projections-débats seront organisées auprès de nos différents partenaires, pédagogiques et financiers.
Expositions et conférences itinérantes
Une exposition
La richesse du fond photographique ainsi que la multiplicité des témoignages que nous aurons récoltés, permettront de monter une (ou plusieurs) exposition sur le commerce équitable. La forme de l'exposition (diaporama, exposition photographique, panneaux d'information, affiches, etc.) sera déterminée en fonction des besoins, mais tout le matériel nécessaire sera disponible grâce à la diversité des témoignages que nous aurons recueillis. Différentes approches didactiques pourront également être étudiées en fonction des publics (adultes, enfants, initiés ou non).
Cette exposition aura pour vocation de faire découvrir le commerce équitable à travers des expériences concrètes : fonctionnement de différents groupements de producteurs (présentation des producteurs, des activités, de l'historique du groupement) et impact du commerce équitable sur la vie locale (portraits / témoignages de producteurs et d'enfants de producteurs). L'exposition sera accompagnée d'une présentation générale du commerce équitable : son historique, ses principaux acteurs, ses enjeux actuels.
Des conférences
Les conférences que nous proposerons seront de deux types :
Pédagogique : Le commerce équitable aujourd'hui, impacts et enjeux.
Témoignage : L'océan atlantique à la voile, ou 180 jours de mer.
Itinérantes, exposition et conférences seront destinées à l'ensemble des institutions et organisations investies dans l'éducation au commerce équitable et au développement durable (collectivités territoriales, établissements scolaires et universitaires, associations de solidarité internationale, comités d'entreprise, etc.).
Accompagnement des partenariats scolaires
Notre retour en juillet 2008 nous permettra d'entamer à la rentrée scolaire 2008 -2009 un cycle d'interventions/conférences dans les établissements scolaires devenus partenaires de classes d'enfants de producteurs à travers le projet Enfants du Commerce Equitable.
Relater le voyage à la voile et les parcours terrestres d'une part, témoigner de nos rencontres avec les coopératives du commerce équitables d'autre part : nous illustrerons ces temps d'information de diaporamas, expositions et reportages vidéo.
L'objectif sera ici de :
Consolider les partenariats entre classes françaises et étrangères.
Impulser et parrainer de nouveaux projets d'échange interclasses.
IV – LES BUDGETSBudget Enfants du Commerce Equitable
Ce budget estime les dépenses correspondant à neuf visites de groupements de producteurs, soient 5 mois à terre.
Transports internes
1000euros
Nourriture / hébergement
- 5 mois de visite (5 x 1 500 ¤)
7500euros
Visas
- Amérique latine: 200euros
- Amérique centrale: 80euros
Matériel de reportage
- caméra numérique:1500euros
- appareil photo numérique:700euros
- PC portable:1100euros
- Frais de montage:1600
Frais de port du voilier
- 5 mois/ 30 jours à 15 ¤--->2250¤
Equipements
- guides terrestres :
5 guides à 25 ¤--->125euros
- cartes terrestres :20 cartes à 10 ¤--->200euros
- vêtements techniques : 300euros/pers--->600euros
==========>Reste à trouver 13 680 ¤
Total: 16 855 ¤
Total Bourses et subventions: 16 855 ¤
Budget du voyage à la voileCe budget correspond au voyage hors Enfants du Commerce Equitable, calculé sur 19 mois. Il est intégralement pris en charge par des apports personnels.
Dépenses
Préparation du voilier
- révision du radeau de survie 500euros
- pièces de rechange moteur 200euros
- révision et préparation des voiles 400euros
- travaux d'aménagements intérieurs 150euros
- Achat de matériel divers 500euros
- Préparation du PC portable 200euros
- Guides nautiques 150euros
- Cartes de navigations 100
- Total 2200euros
Assurances et frais bancaires
- Assurance santé 1200euros
- assurance du voilier 900euros
- frais de retraits bancaires 300euros
Santé
- vaccins 200euros
- pharmacie de bord 150euros
Nourriture
- 150 ¤ / pers / mois 5700euros
Formalités d'entrée 350euros
Frais de port
- 7 jours / mois (15 ¤ / jour) 2000euros
Combustible diesel
- temps estimé : 20% de 170 jours 1000euros
de mer x 1.25 l / h
Frais de communication
- Internet 15¤ / mois 285euros
- colis + courrier (30¤ / mois) 570euros
Culture et divers
- location de voiture 35¤ / J, 1J/ mois 665euros
- musée, parcs... (75¤ / mois) 1425euros
Frais de carénage 500euros
Apports personnels : 17 445 ¤
Total 17 445 ¤